ÉLECTIONS SOUS NOS TROPIQUES : Quand l'escroquerie, le mensonge et le culte de la personnalité prennent le pas sur les programmes de société

ÉLECTIONS SOUS NOS TROPIQUES : Quand l'escroquerie, le mensonge et le culte de la personnalité prennent le pas sur les programmes de société
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En prélude des élections municipales, le cycle des promesses pharaoniques renaisse. En lieu et place de projets sociaux fiables et concrets,  nous assistons plutôt à un défilé de courtisans qui prennent le malin plaisir de surfer sur le désespoir du peuple. Ils découvrent subitement tous les problèmes des populations en un jour comme par enchantement.

Il arrive que le bouchon soit poussé un peu loin : Pour réussir la campagne médiatique, ils (les candidats) sont capables de monter des scenarios à l’hollywoodiens (manger avec les habitants de quartiers précaires, faire du marathon, visiter des endroits insalubres…), pour faire croire qu’ils sont des supers « HOMMES ». Un homme qui n’a visiblement jamais faire le ménage dans sa vie (pour certains), retrouve subitement dans les rues à ramasser des ordures et à curer les caniveaux. Ironie du sort.  

Pour inspirer la sympathie et avoir l’admiration de l’électorat, surtout dans nos villages (cas de la commune de Bonoua et grand-Bassam/Moossou), ils vont soutenir les familles éplorées dans les funérailles les vendredis et samedi. Aucune limite face à ces « prédateurs ». Le maillon le plus important et en même temps le plus faible de cette chaine est la jeunesse : cette jeunesse qui représente l’avenir, est utilisée pour les campagnes et mise aux oubliettes au soir même de la victoire car elle ne se donne aucun crédit. Pour parler comme un grand penseur : « comporte toi comme X et tu recevras le respect qui y va avec ». Or cette jeunesse n’à point compris cette maxime et préfère s’apitoyer sur son sort dans les bassesses sans aucune crédibilité.

Pis, après avoir promis monde et merveille pendant la campagne, rares sont les jeunes qui feront du staff technique de ces politiciens une fois élus. Serait à cause de leurs incompétences ? Difficile à croire.

Jeune ivoirien, particulièrement du pays Abouré, vas-tu continuer à monnayer ta voix pour la modique somme de 10.000 FCFA (voir moins) et être traité de drogué, d’inconscient au soir des élections ? Sachez que l’avenir ne se prépare et ne se construire pas avec des miettes mais au contraire avec des projets de sociétés bien élaborés et banquables. Il est tant d’éduquer nos élus en exigeant d’eux de vraies sources de financement par exemple…car l’heure de la prise de conscience est d’arrivée.

Si c'est la lutte qui libère, alors ensemble pour une liberté et pour un développement durable de notre belle citée devenue une honte pour nous aujourd'hui !