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Les « sanflans » ou chefs guerriers des classes d’âge HISTOIRE TRADITION |

Le sanflan...



Le sanflan ou chef guerrier d’une classe d’âge est une institution très importante chez les Abourés. Il joue un rôle essentiel. Aussi exige-t-on de lui de hautes qualités. Son élection obéit à des conditions précises.

En tant de guerre, le saflan est l’entraîneur de combat de sa classe d’âge dont il est la tête. C’est lui qui doit foncer au plus épais de l’ennemi. Les membres de sa classe d’âge sont tenues de le suivre partout où il va de se sacrifier pour lui plutôt que de le voir saisir par l’ennemi. Il marche au combat armé de massue en bois, de poignard et de sable (ôhôtô). Il manie, suivant les circonstances, l’épieu, la hache, le javelot, l’arc. Il est revêtu d’une blouse de tissus en raffia. Il porte sur la tête « un bonnet fait de peau de signe noir et de panthère ». Le signe symbolise l’agilité, l’adresse et la  ruse ; la panthère incarne la force physique. En temps de paix le sanflan préside aux marches guerrières triomphales.

Il marche en tête de sa classe d’âge, stimule le courage de ses frères d’armes, part tantôt à droite, tantôt à gauche, s’arrête, s’appuie sur son sabre pendant que tous les compagnons dansent autour de lui. Primitivement, le sanflan de classe d’âge Abouré était porté sur les épaules d’un membre de sa classe. Il avait son sable dans les dents et son « foufou nanté » en main. Bonoua a conservé cette tradition très ancienne : les sanflans, pendant les danses guerrières, sont toujours portés. Les Abouré de Moossou et d’Ebra se sont inspirés des Ebriés et des Attiés et ont transformés la marche triomphale du héros en danse guerrière : le sanflan danse, fait les gestes, dirige en quelque sorte le chœur de danse.

sanflan

Le sanflan Abouré doit réunir un certain nombre de qualités. Tout d’abord, il être de noble extraction, ou tout au moins ennobli. Les « anga » ne peuvent pas être sanflan. Sont également exclus les « apolien »dont les deux parents sont « anga » et qui sont de fait frappés d’incapacité radicale.

                Le sanflan doit être un homme remarquable par sa valeur moral, honnêteté, courage, dévouement, tel est le minimum de qualités morales exigées du sanflan. On regarde aussi à la constitution aussi du candidat : une santé suffisante, une belle taille, une noble prestance, ce sont les là les qualités qui attirent sur certain membres de classe d’âge l’attention de leur collègue. Le sanflan doit être un excellent sportif : il doit apprendre à courir, à nager, à grimper dans un arbre, se dissimuler et surtout bien apprendre l’art de faire le mort : flotter sur l’eau sans faire de mouvement, arrêter la respiration pour un temps relativement long, garder les paupière ouvertes sans bouger les yeux, et pour le choix des sanflans, trois (3) démarche sont requise dont la première est faite par les chefs de générations. Ces dernier vont trouver les chefs de familles auxquelles il revient de donner des sanflan et en sollicitent pour les classes d’âges de leur génération. Les sanflan sont, en principe, choisis dans deux(2) clans : Le clan Mlé et le clan Ekévié.

 

Source: « Histoire et tradition politique du Pays Abouré » Abbé Jean-Albert



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