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Bonoua: la pire forme du travail des enfants... SOCIETE | SANS CRITIQUES |

Bonoua est...



Bonoua est en train d’étonné plus d’un, sur les dérives grotesques des droits de l’homme ... et l’une des pires est la violation flagrante des droits des enfants: le travail des enfants dans la commune de Bonoua,  « les enfants à brouettes » (les enfants à brouettes sont les enfants qui se promènent avec des brouettes pour convoyer des marchandises moyennant rémunération)

La déclaration universelle des droits de l’homme sur les droits des enfants stipule en son principe 9 ceci: « L’enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d’exploitation, il ne doit pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit.

L’enfant ne doit pas être admis à l’emploi avant d’avoir atteint un âge minimum approprié; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation, ou qui entrave son développement physique, mental ou moral. »

Au vue de ce principe, nous affirmons qu’il y a des violations graves des droits des enfants dans la cité de l’ananas sans distinction de genres.

Le constat est vraiment amer et décevant, de voir les samedis (jour de marché) des enfants avec des brouettes convoyant les marchandises des commerçants.

Intrigué, nous avons décidé de les approcher. La plupart d’entre eux sont âgés de 7 à 12 ans. Certains sont scolarisés, d’autre ont carrément abandonné l’école pour s’y consacrer avec l’aval des géniteurs car ils sont une source de revenu. Pour preuve, les brouettes ont été offertes par le père, la mère ou le tuteur légal. Difficile de ne pas fondre en larmes après ces révélations pareilles.

Il y a une grande différence entre accompagner son père ou sa mère dans les travaux champêtres et encourager son enfant à affronter la rue avec tous ces maux.

Le comble dans cette histoire, c’est que chaque samedi que Dieu fait, le nombre « d’enfants à brouette » augmente et  à une vitesse pas croyable. Nous faisons face à des dérives de notre société et le mal persiste en se transformant en un effet de mode car l’écolier a tendance à copier son voisin et qui plus dans ce cas où il est poussé par ses propres parents et maltraité si jamais il refuse de s’y adonner.

Tenez-vous bien, ce phénomène est comparable à celui des enfants en conflit avec la loi (microbes), la différence est qu’il ne fait pas encore de victime, mais ne soyez pas pressés car ces victimes viendront dans 10 ans où le taux de chômage et de banditisme atteindra des proportions records et quand le vol, le gain facile et une jeunesse incontrôlée seront les menus qu’on pourra se servir.

Le mal existe mais peut se traiter à condition que chacun joue son rôle dans le tissu social. Les enfants n’ont pas à devenir les parents de leurs parents. Le ministère de tutelle, les ONG de la protection des enfants, les autorités doivent regarder de plus prêt car un autre phénomène plus dangereux que celui qu’on vit se prépare.

La place de l’enfant est sur les bancs de l’école et non dans les rues de Bonoua le samedi, entrain de convoyer des marchandises moyennant des sommes modiques... que chacun prenne ses responsabilités en tirant la sonnette d’alarme.



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