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UN COGES « nouveau » au service du Lycée Moderne de Bonoua INSTANT AVEC |

Bonjour très...



Bonjour très chers « Atafainautes », nous sommes avec M. ASSOHOUN Ambroise, nouveau président du COGES lycée moderne de Bonoua pour exposer les réalisations de sa structure et les grandes lignes de son projet d’assainissement de l’environnement de cet établissement.

Bonjour monsieur, qui êtes-vous ?

Bonjour jeune frère, je suis M. ASSOHOUN Adje Ambroise, président du Comité de Gestion des Etablissements Scolaires (COGES) section lycée Moderne de Bonoua depuis le 8 janvier 2016 et nous avons pris fonction le 22 janvier 2016 ; je suis natif de Bonoua, père de 4 enfants, ancien de ce lycée, aujourd’hui je suis à la tête de la structure en charge de sa gestion après 15 ans passé à la tête de cette même structure au primaire.

Quel constat avez-vous fait au niveau de la gestion et de l’environnement du lycée moderne de Bonoua dès votre prise de fonction ?

Le constat est vraiment amère, je ne discrimine personne mais les faits sont réelles même au plan national raison pour laquelle nous nous sommes préparés en conséquent avant de prendre fonction et j’ai à mes côtés une équipe dynamique et expérimentée. Nous avons eu d’énorme difficulté de fonctionnement la rentrée dernière car le budget de fonctionnement de 1650 FCFA/élèves est passé à 900 FCFA ( retour sur inscription en ligne) ; or le bureau sortant avait contracté un prêt de 1.683.000, ce qui nous a donné énormément du fil à retordre (la trésorerie était largement déficitaire à notre prise de fonction) ; l’acquisition de la gestion de la plantation de palmier de huile ( qui était dans un état critique) nous a été d’une aide cruciale, ensuite nous avons convient toutes les forces qui interviennent dans la gestion du lycée à des séances de travail pour s’imprégner de leurs quotidiens et recueillir leurs besoins et attentes, ensuite nous avons élaboré un plan d’urgence pour sauver l’année en cours. Le constat le plus flagrant est le fait que les riverains sans gêne traversent la cour du lycée avec parfois leurs chiens, leurs vélos, aux heures de cours et même les week-ends car le lycée est à moitié clôturé.

M. le président, face à ce constat amère, quelles ont été les priorités du plan d’urgence mise en place ?

Dans un premier temps, nous avons mis l’accent sur la sécurité des élèves, du corps enseignant, des membres de l’administration et du matériel scolaire en fixant le portail de l’entrée des élèves pour mieux contrôler le flux migratoire, ensuite face au manque cruciale de table banc il fallait remettre en état les tables bancs défectueuses (aux nombres de 250), aussi il fallait lancer l’opération d’abattage des grands arbres de la cour du lycée. Grace à cette opération, nous avons pu ciller des planches et confectionner des tables bancs pour la salle multimédia.

Parlons du financement de ces travaux, comment avez-vous trouvez les ressources pour financer votre plan d’urgence ?

En plus du financement de l’Etat qui est le retour sur les inscriptions en ligne, passé à 900 FCFA par élèves et viré au 2èime trimestre à hauteur de 3.460.900 FCFA, les parents ont accepté de prendre des mesures exceptionnelles ( une levée de cotisation de 1000 FCFA/ élèves) à l’assemblée générale extraordinaire du 23 février 2016 qui a validé le plan d’urgence. Mais ça n’a pas été facile face à la réticence de certains parents d’élèves et ils avaient parfaitement raison car ils ont été plusieurs fois victime de ces mesures. Il convient de souligner que dans notre gestion, le prêt contracté par le bureau sortant nous a causé beaucoup de préjudice.

Parlez-nous des différentes réalisations depuis votre prise de fonction jusqu’à ce jour ?

Tout d’abord il convient de faire des éclaircissements, c’est vrais que toutes ces réalisations sont à mon actif mais je ne suis pas le détenteur exclusif de ces projets. En premier le projet BIA, c’est une initiative de madame la DREN, dès son arrivé dans la région, elle a instauré le projet BIA qui a connu du succès dans les régions qu’elle a expérimenté. Ce projet consiste à faire des photos d’identité à tous les élèves de l’établissement par des photographes professionnels pour leurs dossiers physiques et au sortis de cette opération, les établissements recevaient un pourcentage sur les bénéfices. La part du lycée s’élevait à 1.700.000 FCFA. Sous la supervision d’un comité mis en place et piloté par le proviseur, nous avons pu fait la peinture de 2 bâtiments de 4 classes chacun et remplacé les portes défectueuses de ces 8 classes par des portes métalliques et une partie de cette somme a été affectée à l’achat de matériels de bureau.

Ensuite concernant la sécurisation de l’établissement, le portail de l’entrée des élèves est terminé et les travaux de l’entrée du corps enseignent et des membres de l’administration suit son cour et sera opérationnelle très prochainement.

Dès notre prise de fonction, nous avons été informés du partenariat avec la fondation MTN. Cette fondation mettait à la disposition du lycée une salle multimédia, le contrat faisait état de la réhabilitation d’une salle que le lycée mettait à disposition et ensuite elle offrait l’équipement informatique (15 ordinateurs de bureau) et le COGES devait se charger de l’équipement bureautique, pour se faire nous avons reçu une enveloppe de 475.000 FCFA de la part du bureau sortant mais nous l’avons fait à hauteur de 600.000FCFA. Chaque partie a fait ceux qu’il fallait et nous avons procédé à  l’ouverture officielle de la salle multimédia du lycée moderne de Bonoua le 09 aout passé, mais il reste quelques réglages pour qu’elle soit parfaitement opérationnelle pour le bonheur des élevés.

Toujours pour combler le déficit en tables bancs, nous avons sollicité l’aide de la DAF du ministère l’année passée et nous avons eu un retour favorable de 150 tables bancs, mais avec cet apport, nous sommes loin d’être comblés car nous avons un bâtiment de 4 classes en fin de réhabilitation que nous devons équiper. Cette rentrée, nous avons demandé l’aide du conseil régional et nous avons reçu dans un premier temps 25 tables bancs et le samedi 08 octobre 2016, 300 tables bancs métalliques de dernière génération nous ont été livrées.

Quand a l’opération « alentours du lycée propre », elle faisait partie des priorités du plan d’urgence car dès notre prise de fonction, nous avons fait une visite guidée des lieux et le constat fut troublant car il était inconcevable que les riverains utilisent les alentours du lycée pour leurs champs de manioc, bananier, de bois de greffe et même transformer ces alentours en dépotoirs d’ordures. Par manque de moyen nous n’avons pas démarré tôt, mais attendre la totalité du budget alloué avant le démarrage, jouait en notre défaveur car les riverains s’adonnaient à cœur joie. Raison pour laquelle, le samedi 08 octobre 2016, nous avons démarré l’opération pour sonner l’alarme et solliciter l’aide des personnes de bonnes volontés ; des promesses ont été faites nous attendons la concrétisation pour achever l’opération. Pour ne plus que les déchets jonchent les alentours du lycée, nous avons mis une brigade en place pour veiller à l’entretien de ces espaces et la personne qui se fera prendre en train de poser des actes immondes, sera conduite à la police et payera une amende de 50.000 FCFA sous autorisation de madame le sous-préfet.

Qu’est-ce que vous pouvez dire aux parents pour les rassurer sur le retard qu’accuse la remisse des kits de leurs enfants ?

A notre arrivé, la gestion des ressources additionnelles étaient dans les mains des professeurs et des éducateurs or les textes du COGES nous donne l’autorisation de les réunir pour mieux gérer le lycée. Pour avoir leur gestion, nous avons organisé des séances de travail avec les concernés pour négocier l’unicité dans la gestion pour aboutir à l’unicité des caisses. Mais jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas l’exclusivité de la gestion, sur ce point très important, nous tenons à rassurer les parents, tous les élèves auront la totalité de leurs kits même s’il y a des retards dans la distribution car ce n’est pas facile de mettre en place un nouveau système de gestion (qui ne va plus profiter à une poignée de personne).

Votre appel à l’endroit des parents et des éventuels donateurs ?

A l’endroit des parents, nous les sollicitons a plus de regard sur la vie scolaire de leurs enfants car c’est un investissement, qu’ils prennent le temps nécessaire de demander des comptes aux personnes en charge de la vie courante de l’établissement, qu’ils répondent aux convocations  du COGES pour créer une synergie des efforts car c’est ensemble que nous sommes plus forts. Nous avons beaucoup de projet en cours en autre rendre opérationnelle l’infirmerie du lycée car c’est inadmissible qu’un lycée de plus de 4000 élèves n’est pas d’infirmerie, la construction d’un bâtiment ( R+1) pour abriter le bureau du COGES, une librairie avec des articles de première nécessiteux à moindre coût, une bibliothèque moderne, une salle des archives, des salles d’écoute et des bureaux pour les inspecteurs d’éducations ; notre rêve ne deviendra une réalité que si tous les fils et filles de la région s’y mettent efficacement. Nous savons que le conseil régional ne peut tout faire donc nous devons prendre le taureau par les cornes et sauver notre lycée.

Merci M. ASSOHOUN Ambroise pour votre disponibilité et bonne continuation.  



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