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GPCE (Groupement de Personnes Conscientes de l’Environnement) a pour objectif principal la promotion du cadre de vie sain gage de bonne santé… INSTANT AVEC |

Bonjour très...



Bonjour très chers atafainautes, nous recevons M. KADIO DENIS  dans le cadre de votre rubrique préférée INSTANT AVEC…  pour vous faire connaitre son projet GPCE , pour nous parler de sa passion pour un environnement sain, de ses projets de salubrité pour la région et la commune de Bonoua en particulier.  

  • Qui est M. KADIO DENIS ?

M. KADIO DENIS est un jeune célibataire avec un enfant, originaire de Bonoua qui a fait son cursus scolaire primaire à l’EPP Bonoua 3, ensuite le secondaire au lycée moderne de Bonoua de la 6ème à la terminale, enfin pour le cycle BTS à ESAM vridi option maintenance informatique.

  • Qu’est ce qui a été l’élément déclencheur dans votre vie pour que vous fassiez de la lutte contre  l’insalubrité votre combat personnel ?

Tout a commencé en 2006, j’étais en classe de terminale et nous avons constaté que la gare d’ADIAHO en face du marché municipal abritait un dépotoir qui dégageait une odeur nauséabonde. Malheureusement ce dépotoir se trouvait sur notre chemin du retour des cours. En vacance,  Après l’obtention de mon BAC, nous avons entamé la procédure pour rencontre le maire d’alors M.BOGNI FAUSTIN pour être des volontaires pour une sensibilisation en vue de conscientiser la population des bienfaits d’un cadre de vie propre. Mais cette action n’a pas eu les retombés escomptés car nous n’étions pas légalement constitués d’après nos autorités. C’est après cet échec que nous avons décidé de mieux s’organiser pour apporter notre pierre à l’édifice.

  • Parlez-nous du GPCE ? pourquoi cette appellation et quel est le sens de son existence ?

GPCE (Groupement de Personnes Conscientes de l’Environnement) a pour objectif principal la promotion du cadre de vie sain gage de bonne santé. Nous avons fait une enquête suivie de sensibilisation sur fond propre malgré nos statuts d’étudiants non boursiers dont les conclusions ont révélées que le besoin d’assainir la cité est le souhait de tous.

  • Nous savons que pour œuvrer dans ce domaine et mener des actions en faveur de l’environnement, il faut du soutien et surtout du financement, quelles sont vos sources de financement ?

D’abord, je vais parler du soutien administratif. L’ancien sous préfet M. COULIBALY MAGLOIRE qui n’a pas hésité à nous faciliter la tâche dans l’acquisition du statut, sa majesté le roi de Bonoua feu nanan AKA FRANÇOIS a été un soutien très fort dans la réalisation du projet.  Quant au soutien financier et de conseil, JEAN PAUL AMETHIER cadre de la région, depuis 2011 n’aménage pas son temps pour être régulièrement à notre coté. N’oublions pas au passage M. ATTOUMOU pour ces efforts.

  • Quelles sont vos relations avec la municipalité est les organismes nationaux en charge de  l’environnement ?

Nous entretenons de très bonne relation avec la municipalité car elle nous accompagne et nous sollicite quand le besoin se fait sentir. Nous sommes en étroite collaboration avec l’ANASUR et l’IDA

  • Depuis la mise en place de votre structure jusqu’à aujourd’hui, quelles sont les grandes actions que vous avez mené ?

Il faut dire que c'est  en septembre 2008 qu’on a eu notre quitus pour travailler et dès 2009 nous avons commencé par des sensibilisations au près des ménages pour voir d'abord si la population s'opposera ou adhérera et Dieu merci les statistiques ont démontré que 95% de la population était pour le projet et était favorable pour payer des services privés pour que leur cadre de vie soit propre. Après nous avons conçu la synthèse en document que nous avons déposé à l'ANASUR et auprès de plusieurs autres structures comme l'AREBO.  Nous avons dû stopper nos activités à cause de la crise socio-politique et c'est en fin de 2011 - début 2012 que nous avons réellement commencé les activités proprement dites sur le terrain. Après la sensibilisation nous étions obligés de nous transformer en pré-collecteur d'ordure car d'après notre étude on ne pouvait pas interdire les riverains car malheureusement il  n’y avait pas d'endroit approprié pour déverser les ordures si ce n'est derrière le cimetière municipal à 1,5 Km de la ville, c'est un parcours du combattant pour les riverains, donc on s'est transformé de facto en pré collecteur à travers des tricycles dès 2012. Chemin faisant on a pu avoir des coffres, actuellement nous sommes pré-collecteurs et balayeurs d’ordures par moment.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

  •  Pensez- vous avoir atteint votre objectif ?

Difficile de répondre par oui car la ville de Bonoua est encore très sale, mais avec nos maigres moyens nous avons incité beaucoup de prise de conscience et de changement de comportement des riverains. Nous continuons d’avancer et de faire face aux difficultés et toujours de suivre notre plan d’action. On s’arme de courage de ne pas céder au découragement.

  •   Quelles sont les difficultés majeures que vous rencontrez dans la sensibilisation et dans la mise en place de votre plan d’action ?

La première grande difficile que nous avons rencontrée est véritablement au niveau des campagnes de sensibilisations sur les bonnes pratiques de salubrité. En plus au niveau de la collecte des ordures, l’étape de l’enseignement sur les méthodes de pré-collectes et de tri des ordures aussi ont été très difficile car c’était une nouvelle mode de vie qu’on les inculquait. Les populations trouvaient inacceptable de débourser de l’argent pour la collecte des ordures, car pour eux cette étape incombe aux autorités. Mais nous continuons les sensibilisations. Malgré tout, les membres fondateurs du GPCE  ayant vu la réalisation de leur projet  de pré- collecte d’ordures ménagères à Cocody par une structure dénommée SAS (société abidjanaise salubrité) ont cru davantage en leur projet et revitalise le projet de salubrité. Piloter sans succès, pour cause administratif le   projet énergies et développement avec un operateur économique français M .FLATTOT pour la création d’une  usine de transformation des ordures de toutes sortes.

 

  • Avec toutes les difficultés rencontrées, pensez- vous pouvoir atteindre votre but ?

Notre combat est a plusieurs volets, sur le volet de la sensibilisation nous estimons que nous avons apporté un plus dans la vie communautaire et beaucoup de prise de conscience ont été observées dans le quotidien des riverains.  En deuxième volet,  au niveau des collectes, les ménages sont encore retissant sur  la sommes à verser à l’association pour le ramassage donc nous devons trouver une bonne formule avec  la municipalité pour réussir ce volet. A mis parcours nous pouvons dire que notre but est atteint partiellement.

  • Vous avez assisté au lancement du projet « BONOUA, ville propre », quel est votre avis sur ce projet ? Pensez qu’avec les moyens mis à disposition, ce projet pourra redonner à BONOUA son luxe d’alors ?

D’ abord je tiens a informé que je suis membre du bureau de l’union des jeunes de BONOUA, j’étais en amont et maintenant je suis en aval dans sa phase de réalisation. Ce projet est salutaire car il pourra rendre notre cadre de vie sain. Mais J’ai peur que les moyens mis à profit pourront permettre d’atteindre l’objectif visé. Je ne suis pas très à l’aise de critiquer un projet que j’ai participé à son élaboration mais il faut reconnaitre que les moyens mis à profit sont minces. La municipalité doit prendre ce projet beaucoup plus à cœur.

  • Quel message vous pouvez adresser à la jeunesse sur la protection de l’environnement ?

Bon je peux dire à la jeunesse de s’invertir dans le projet « BONOUA, ville propre  » pour donner une bonne image à notre région pour qu’elle soit la côte d’azur comme le disait M. Le maire JOHNWAN au lancement. La jeunesse doit épouser principalement les notions de civisme car on sait que de l’eau propre dans un verre sale est imbuvable et inversement donc nous devons être rigoureux sur la question de l’insalubrité de notre cadre de vie.

  • Votre mot de fin

Mes remerciements sont adressés d’abord à toute l’équipe d’ATAFAI pour ce moment,  et à tous je demande d’adopter les bonnes habitudes pour créer un cadre de vie propre et sain gage d’une santé de fer. 



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